Synode sur la synodalité

Le 6 juillet la synthèse nationale pour la Belgique en ce qui concerne le Synode 2021-2023 a été rendue publique. Vous pouvez la retrouver dans son intégralité en cliquant sur ce lien : https://www.catho-bruxelles.be/wp-content/uploads/2022/07/20220706-Synthesis-Belgica-F.pdf

Le 10 octobre 2021, le Pape lançait le synode depuis Rome.

Cette grande consultation des fidèles était envisagée comme un exercice spirituel d’écoute de l’Esprit Saint pour savoir ce que la mission de l’Église doit être aujourd’hui.

Synode signifie chemin ; c’est une invitation à cheminer ensemble et que le chemin parcouru est tout aussi important que le but atteint.

Dans chaque diocèse, le nombre de participants oscille entre 2000 et 4000 ; les fidèles ont été interrogés dans leurs lieux d’ancrage. Des chrétiens d’autres confessions et d’autres croyants ont été consultés.

Cette consultation a permis l’expression des grands défis de l’Église

On reproche à l’Église d’être moralisante, formaliste, éloignée de la vie des gens voire intrusive. Néanmoins, l’attachement à l’institution est bien palpable.

Plusieurs préoccupations concrètes affleurent :

  • la diminution du nombre des fidèles et leur vieillissement,
  • le nombre insuffisant de bénévoles,
  • l’absence de jeunes, ce qui pose la question de la transmission de la foi aux générations suivantes,
  • le repli sur soi des communautés qui fonctionnent en cercle restreint et habituel, en dépensant leurs énergies à organiser une vie de la paroisse plutôt qu’à aider les personnes à vivre une relation d’amour avec le Seigneur,
  • et – pour beaucoup de catholiques à la périphérie – réduction de l’Église à la distribution des sacrements.
Les points saillants de cette consultation :
  • L’Église est considérée par beaucoup comme étrangère au monde.
  • Le message de l’Église est perçu comme décalé et la transmission de la foi ou l’annonce sont des missions ardues.
  • La liturgie est perçue comme désincarnée et formalisée même si les rituels sont perçus comme importants. Des familles s’ennuient à la messe.
  • Abus de pouvoir et cléricalisme sont un contre-témoignage. La position des prêtres et celle des diacres est à retravailler. Le célibat des prêtres et la place des femmes sont des questions à explorer.
  • La concentration des pouvoirs est une cause de scepticisme quant au processus synodal. Un changement de culture  est nécessaire.

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