Monastère de l’Alliance

Architecture

La construction du Monastère des Bénédictines a été achevée en 1969 par l’architecte Roger Bastin (né à Couvin en 1913 et décédé en 1987). Les plans ont été élaborés en 1964. Au départ, le monastère était totalement isolé sur sa colline, au milieu des labours, dépouillé de tout.

Les sœurs venaient d’une part, d’une villa située à Uccle – Notre Dame de la Roseraie -, d’autre part, du monastère principal Notre Dame de Béthanie de Loppem, près de Bruges et quelques autres revenaient d’Afrique.

Le projet avait pour objectif d’avoir un monastère suffisamment vaste pour répondre à certaines fonctions telles que la formation des jeunes, la procure des missions, une grande hôtellerie séparée, etc. Sa vocation s’exprime par l’intériorité et l’accueil. Par ailleurs, les sœurs désiraient tenir compte des premières orientations données par le Concile Vatican II, notamment en ce qui concerne la liturgie et l’accueil. L’architecte s’est alors efforcé de répondre à l’ensemble de ces options en gardant un juste équilibre entre le désir d’espace et une nécessaire concentration fonctionnelle.

En examinant les maquettes, on remarque tout de suite que l’hôtellerie, d’abord incorporée au bâtiment principal a été ensuite décrochée au-delà de l’entrée, donnant à l’ensemble une remarquable souplesse urbanistique. Finalement, cette aile séparée n’a pas été construite et la face ouest en garde un certain déséquilibre. Quoi qu’il en soit, la totalité des chambres – celles des sœurs et celles des hôtes – se trouvent à présent orientées vers l’est et au sud.

Dès l’entrée, l’atrium éclairé par le haut et ensuite les patios verdoyants, entourés de cloîtres vitrés évoquent le recueillement. Les lieux de travail et les salles communautaires s’ouvrent par de larges baies sur l’extérieur. Le centre du monastère est occupé par la chapelle et par un double cloître, l’un réservé à la communauté et l’autre servant de promenoir. Au nord, la cuisine centrale est flanquée de deux réfectoires, l’un pour les sœurs et l’autre pour les hôtes. L’influence du Concile (1962-1965) est sensible dans la chapelle où la séparation des religieuses et des fidèles a été délimitée à ce qui semblait à l’époque le minimum. En effet, les premières prennent place de part et d’autre de l’autel, dans une situation « chorale »; les seconds face à celui-ci et également sur les côtés. Ainsi, l’espace unique, presque carré de la chapelle est l’expression d’une seule assemblée.

L’ensemble est très discret, sobre, dans les tonalités grises des murs, des plafonds et des sols et révèle une œuvre maîtresse de Roger Bastin. La lumière est partout présente. Le plan architectural est traditionnel. Son décor est strict, utilisant la sobriété du béton aux nervures apparentes.

 

L’histoire de l’ordre de Saint Benoît

Saint Benoît est né dans la région de Nursie au nord de Rome vers 490. Il commence par mener une vie d’ermite. Sa renommée lui attire alors de nombreux disciples qu’il regroupe à Subiaco en plusieurs monastères. La vie monastique s’organise et saint Benoît rédige une règle. Ses moines essaiment dans toute l’Europe et progressivement dans le monde entier. En 1964, Paul VI le nomme patron de l’Europe.

Pour saint Benoît, le modèle de toute vie communautaire est celui de l’Église primitive, la vie des premiers chrétiens. C’est pour lui la source, la référence décisive. Le partage des biens, la prière continuelle (rythmée par cinq temps quotidiens), le travail des mains (comportant le labeur des mains, le service des tables, le soin des malades, l’accueil des hôtes, …), l’hospitalité (à l’occasion de retraites, rencontres œcuméniques, accueil des jeunes en blocus, …), la vie fraternelle. Et l’ensemble de la règle bénédictine va essayer d’en recréer l’âme vivante, d’en guider l’application humble et discrète. Sa devise est « prie et travaille ».

Histoire de la communauté

Mère Eustochium fut la première prieure du Monastère. Depuis lors, 4 prieures se sont succédées et actuellement, Sr Françoise-Noël est la responsable. En 1995, 4 sœurs sont venues intégrer le Monastère en provenance de Namur. Aujourd’hui, la communauté compte encore 16 religieuses (dont 4 Françaises et une Polonaise). La moitié d’entre elles a vécu plusieurs années au Congo dans le but d’implanter la vie monastique en Afrique.

Un centre de formation, « Le Chemin », a été créé en lien avec le diocèse, pour aider les laïcs à entrer dans la Parole de Dieu, à mieux la vivre et la célébrer. Dans cette perspective, un atelier d’imprimerie publie livres et brochures pour jeunes et adultes.

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Brabant wallon (BE)

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