Fabriques d’église et finances paroissiales

La fabrique d’église est composée de quelques paroissiens ainsi que du desservant (prêtre) de la paroisse et du bourgmestre qui sont tous deux membres de droit.  Elle a comme tâche de veiller à l’entretien de l’église et de permettre à ce que l’ensemble des sacrements puissent être célébrés dans un lieu accueillant et priant. Au sein de chaque fabrique, il y a un(e) président(e), un(e) trésorier et un(e) secrétaire ainsi que d’autres personnes qui exercent des tâches telles le suivi des travaux, etc.

Fabrique d’église Ste-Croix

  • Président : Marc Van Ossel, avenue Bel-Air, 31 à 1330 Rixensart – Tél. :  02/653 17 64 – email : marc_van_ossel@hotmail.com
  • Trésorier : Thierry François, avenue Joséphine Charlotte, 36 à 1330 Rixensart – Tél. : 02/654 20 36 – email : francois.thierry32@gmail.com

Fabrique d’église St-Étienne

  • Président : Patrick Ewbank, Avenue Bel-Air, 7 à 1330 Rixensart – Tél. :  02/654 21 41 – email : ppewbank@gmail.com
  • Trésorier : Hubert Nicolas, clos du Champ de Bourgeois, 7 à 1330 Rixensart – Tél. : 02/653.33.37 – email : hubnicolas@skynet.be

Œuvres paroissiales
Les œuvres paroissiales quant à elles assurent la gestion financière de l’animation pastorale de la paroisse. Il ne s’agit plus ici de l’église et du mobilier, mais bien de permettre à la paroisse de pouvoir assurer un ensemble de services auprès des chrétiennes et chrétiens dont elle a la charge. Les œuvres paroissiales sont constituées en ASBL.

  • Gestionnaire de la section AOP et trésorier : Francis Floor, Avenue Léopold, 86 à 1330 Rixensart – Tél. : 010/41.26.43 – email : francis.floor@skynet.be
  • Comptabilité : Stéphane Hayois, Avenue des Hauts Taillis, 10 à 1330 Rixensart – Tél. : 02/653 19 97 – email : stephanehayois@hotmail.com

Finances paroissiales

DES MOYENS MATÉRIELS POUR VIVRE L’ÉVANGILE
Mieux gérer pour mieux vivre

Depuis longtemps, les gestionnaires de l’unité pastorale Ste-Croix – St-Étienne souhaitaient informer les paroissiens sur la gestion matérielle de nos paroisses.

Voici donc un large aperçu sur la situation financière de notre Unité Pastorale.

Vivre l’Évangile demande des moyens matériels. Sur ce plan aussi, nous sommes à un tournant dans la vie de nos communautés. L’opinion publique a le sentiment que l’Église vit confortablement de subventions publiques et les bâtiments hérités du passé lui font croire qu’elle est à l’abri du besoin. Nous espérons que vous aurez une autre idée à la lecture de cet article !

Une structure complexe

L’Unité Pastorale Ste-Croix – St-Étienne est gérée au travers de 3 entités :

D’une part, les 2 Fabriques d’église qui sont compétentes chacune pour la gestion de leur bâtiment-église et rendre possible l’exercice du culte.

D’autre part, l’a.s.b.l. « Association des Œuvres Paroissiales de la région Wavre », communément appelée « AOP », qui regroupe 24 paroisses des communes de la région de Wavre, dont Ste-Croix – St-Étienne.

Les Fabriques d’église

Les Fabriques d’église sont des entités juridiques établies par la loi dont la gestion et les comptes sont contrôlés par les pouvoirs publics. Leurs recettes sont strictement affectées à l’entretien de l’église et aux besoins du culte.

Quelle est la part des pouvoirs publics dans le financement du culte ?

Du côté des bâtiments
Les communes ont l’obligation légale de suppléer aux insuffisances de ressources des Fabriques d’église. C’est la raison qui justifie le contrôle que les communes (et les autorités de tutelle) exercent sur les comptes et budgets des fabriques.

L’histoire nous a légué des édifices qui ont souvent une importante valeur urbanistique et symbolique dans le paysage de nos quartiers. Les dépenses « extraordinaires » des fabriques, selon la nomenclature officielle, couvrent le gros entretien des églises. Ces dépenses peuvent être considérables et sont totalement impossibles à porter par nos seules communautés. Dans nos paroisses, nous avons toujours pu compter sur la compétence et la bonne collaboration de la commune de Rixensart. Nous leur en sommes reconnaissants et nous tenons à faire savoir à chacun combien cette collaboration est appréciée de tous.

Du côté des personnes
Pour notre Unité Pastorale, le Ministère de la Justice finance les traitements des prêtres.

Notons aussi que les Fabriques d’église vivent grâce au travail bénévole de leurs membres et de nombreux paroissiens qui veillent au bon fonctionnement de l’ensemble. Merci à tous pour l’immense travail accompli dans l’ombre au service de tous !

Les dépenses des Fabriques d’église à St-Étienne et Ste-Croix se répartissent comme suit, sur base du budget 2017 :

  1. Liturgie et sacrements : pain, vin, cierges, fleurs, feuilles de chants… (ce qui représente une dépense annuelle de l’ordre de 5.000 €)
  2. Personnel : rémunérations du personnel (sacristain, organiste)
  3. Charges d’usage : eau, électricité et nettoyage
  4. Chauffage (ce qui représente une dépense annuelle de l’ordre de 10.000 €)
  5. Entretien de l’immobilier : travaux d’entretien « ordinaire » des églises et bâtiments
  6. Frais de fonctionnement, charges d’emprunt, assurances, taxes…

Dépenses fabriques 2017

Les recettes des Fabriques d’église à St-Etienne et Ste-Croix se répartissent comme suit, sur base du budget 2017 :

  1. Loyers : maisons et centre culturel
  2. Produit des quêtes
  3. Autres recette ordinaires
  4. Supplément communal
  5. Excédent de l’exercice précédentRecettes fabriques 2017

La section « Ste-Croix – St-Étienne » de l’asbI AOP
Le premier objectif de l’AOP est d’offrir une structure juridique à la vie chrétienne des communautés paroissiales. Un deuxième objectif de l’AOP est d’assurer le financement de la « pastorale » qui désigne l’ensemble des activités de l’Église par lesquelles les catholiques veulent annoncer et vivre l’Évangile.

Pratiquement, l’AOP gère l’ensemble des recettes et dépenses liées aux activités de la pastorale, à l’exception de la gestion des églises paroissiales (les bâtiments) et du financement du culte qui comme indiqué plus haut relèvent des Fabriques d’église.

Les dépenses de l’AOP se répartissent comme suit :

  1. Frais liés aux pastorales d’accompagnement : mariage, baptême, catéchèse, 1ère communion, profession de foi, canal 11/15, confirmation, accompagnement des malades et des funérailles
  2. Fêtes paroissiales
  3. Information et communication : ce poste comprend le site internet « paroisses.be » et la newsletter ainsi que le bulletin paroissial et la diffusion toutes boîtes des journaux « Fêtons Noël » et « Fêtons Pâques », qui représentent ensemble une dépense de l’ordre de 2.700 €.
  4. Fonctionnement : frais de secrétariat et frais financiers
  5. Dépenses administratives et assurances
  6. Solidarité : dons aux personnes en difficulté, collectes de solidarité (Avent, Carême, Journée de l’Afrique…), Saint Vincent de Paul
  7. Contribution à la pastorale diocésaine : participation aux frais du diocèse

Dépenses                                                                                                             Recettes

Dépenses Ste-Croix    Recettes Ste-Croix

 

 

 

 

 

Les recettes de l’AOP se présentent comme suit :

  1. Part de l’AOP dans les collectes et dans les participations aux frais demandées pour les mariages et les funérailles
  2. PAF : Participations aux frais demandées pour la catéchèse des enfants, la préparation à la 1ère communion et à la profession de foi
  3. Dons et legs

AOP et financement du diocèse

Le diocèse offre un cadre pour l’Église, tout en laissant aux paroisses et aux mouvements une grande autonomie, tant pour la vie pastorale que pour la gestion matérielle.

Avec des moyens limités, le travail accompli par le diocèse est considérable et généralement inconnu de ceux qui fréquentent nos églises. En réponse à l’appui pastoral et logistique qu’elles reçoivent, les paroisses contribuent au financement du diocèse à travers une quote-part sur les collectes, les funérailles et les mariage.

Le dilemme et le pari
Les dépenses tant de la Fabrique d’église que de l’AOP sont strictement contrôlées, mais les importants coûts fixes de nos églises restent constants, quel que soit le nombre de paroissiens qui les fréquentent. Les dons des chrétiens de St-Étienne et Ste-Croix auxquels s’ajoute pour les Fabriques d’église la participation communale ont permis de maintenir les finances de l’AOP et des deux Fabriques d’église dans une relative stabilité. Mais nous restons extrêmement dépendants de la générosité des paroissiens.

De manière bien compréhensible, il faut aussi constater qu’ils sont plus généreux pour des opérations de solidarité que pour contribuer aux frais de fonctionnement courants.

La contribution moyenne par paroissien à une collecte ordinaire est de l’ordre de 1,5 €.

Cette contribution ne nous permet pas d’envisager l’avenir avec une sécurité suffisante et des moyens d’action à la hauteur de nos espérances pour l’avenir, d’autant plus que dans la conjoncture actuelle, les pouvoirs publics sont amenés à réduire leurs dépenses alors que les frais ont plutôt tendance à augmenter. Pour boucler notre budget et nous donner plus de moyens d’action, cette contribution devrait donc quasi doubler pour atteindre 2,5 € en moyenne par personne et par semaine. Une somme possible pour beaucoup d’entre nous, le prix de deux cafés… mais un enjeu qui demande cependant une réelle prise de conscience de la part de chacun. A chacun d’entre nous d’adapter ce qu’il donne en fonction de cet objectif et de ses moyens, car c’est ensemble que nous portons la vie de nos communautés.

En bref :

  • La raison d’être des paroisses est double : permettre la vie chrétienne et la pratique du culte dans nos quartiers ; permettre aussi d’entretenir localement des liens sociaux et des réseaux de solidarité.
  • Nos structures héritées de l’histoire sont complexes. Mais elles permettent la collaboration positive entre paroisses et pouvoirs publics.
  • Nos moyens sont limités et nous devons relever un défi : adapter nos structures et nos dépenses à ce que nous sommes réellement aujourd’hui au cœur de la société.
  • La vie des paroisses dépend d’abord des dons et de l’engagement bénévole des chrétiens, mais aussi des subventions publiques obtenues par les Fabriques d’église. A nous de jouer !

Février 2014

Brabant wallon (BE)